SOQUIJ

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Vue d'ensemble du tableau map to map : le SWOT et le Cynefin de SOQUIJ en haut, le parcours de recherche des utilisateurs, de la faculté de droit jusqu'à l'après-recherche, en bas, couvert de papillons adhésifs
En 2021, avant ChatGPT, la conclusion était déjà claire : nettoyer les données d'abord. L'IA vient ensuite.
SOQUIJ publie les décisions des tribunaux du Québec et de l'information juridique. Avocats, notaires et techniciens juridiques s'y fient tous les jours. En 2021, ses outils montraient leur âge.

SOQUIJ voulait comprendre ce dont les cabinets d'avocats ont vraiment besoin quand ils cherchent de l'information juridique, et où ses propres outils leur nuisaient. Entre février et septembre 2021, j'ai animé des ateliers de cadrage avec l'équipe produit de SOQUIJ, un atelier de découverte avec l'équipe de recherche d'un grand cabinet, sept entrevues utilisateurs, un atelier d'alignement, un sondage quantitatif et des entrevues avec des acheteurs de grands cabinets.

Le contenu restait la force de SOQUIJ, surtout en droit du travail, et sa réputation auprès des avocats d'expérience était excellente. La friction était partout ailleurs.

Le tableau du voilier : ce qui fait avancer la recherche juridique, où elle veut aller et les icebergs devant, dont la terminologie, les synonymes, l'indexation et les métadonnées
Le voilier. Parmi les icebergs : terminologie, synonymes, indexation, métadonnées.
Cadré la démarche avec SOQUIJ. Un SWOT et un Cynefin pour départager ce qui clochait dans les outils numériques, et pourquoi.
Rencontré les recherchistes d'un cabinet. Un voilier, une échelle de sélection client et un exercice d'écriture 10x10 avec les gens qui font des recherches tous les jours.
Interviewé des utilisateurs. Des stagiaires jusqu'aux avocats d'expérience, puis tracé leur parcours de recherche, de la faculté de droit jusqu'à l'après-recherche.
Superposé une carte à l'autre. Un map to map : la réalité de SOQUIJ par-dessus le parcours des utilisateurs, pour voir exactement où les problèmes frappent.
Sondé, puis priorisé. Un sondage quantitatif, des entrevues avec des acheteurs, et chaque besoin placé sur une matrice impact et complexité.

Ce que la recherche a montré

Chercher, c'est stressant

Trouver les bons termes, raffiner les résultats, et la peur de manquer la décision qui compte. Une recherche pouvait prendre 15 minutes comme 3 heures.

La tarification nuisait à l'outil

Les utilisateurs payaient pour des documents qui s'avéraient non pertinents, et savaient que leur utilisation fixait le prix de l'année suivante. Ils ont donc commencé leurs recherches dans des outils gratuits.

Trop d'endroits où chercher

Chaque moteur de recherche avait ses propres commandes et sa propre connexion. Les utilisateurs voulaient un seul endroit et une seule façon de chercher.

La conclusion

Nettoyer les données, puis l'IA

En 2021, avant l'arrivée des grands modèles de langage sur le marché, la recommandation était déjà claire. Pour utiliser l'IA un jour, SOQUIJ devait d'abord décider quel type d'IA pouvait l'aider, puis structurer ses bases de données en conséquence.

La recherche a montré pourquoi. Les dossiers judiciaires revenaient sous forme d'images de texte. Les appellations variaient d'une base de données à l'autre. La terminologie, les synonymes et les métadonnées manquaient, si bien que des décennies de contenu restaient invisibles à la recherche et inutilisables par les machines. Nettoyez les données, rebâtissez l'architecture de l'information, et le contenu devient prêt pour l'IA.

Matrice impact et complexité des besoins soulevés dans les ateliers et le sondage, avec la préparation à l'intelligence artificielle dans le coin impact élevé et complexe; les autres étiquettes sont anonymisées
Chaque besoin, selon l'impact et la complexité. La préparation à l'IA se trouvait en haut à gauche : impact élevé, complexe, un projet en soi. Les autres étiquettes sont anonymisées.

Où en est SOQUIJ aujourd'hui

Des jalons publics tirés des rapports de SOQUIJ. Leur travail, pas le nôtre, dans la direction que pointait la conclusion de 2021.

  1. Été 2024La chaîne de traitement éditorial de SOQUIJ fait l'objet d'une importante mise à niveau technologique : un nouveau système contient désormais toutes les données des décisions qu'elle publie.
  2. 2024-2025Après deux décennies de tentatives, un assistant d'IA, qui utilise l'IA extractive, vise à aider les conseillers juridiques de SOQUIJ à analyser la jurisprudence pour produire des résumés de décisions plus nombreux et de meilleure qualité.
  3. Février 2025SOQUIJ dévoile sa Charte d'utilisation éthique et responsable de l'IA.
  4. 2025-2029Le nouveau plan stratégique : devenir la référence en matière de données judiciaires et juridiques, et un chef de file de l'IA responsable et éthique dans l'écosystème juridique.
  5. Mars 2025Plus de 2,2 millions de décisions dans Recherche juridique, plus de 425 000 résumés de décisions et 53 247 utilisateurs.
Des gains rapides, des projets à long terme et une conclusion en avance sur son temps
Une liste priorisée de correctifs pour les outils de recherche, un plan pour les plus gros chantiers, et le conseil qui comptait le plus : avant l'IA, nettoyer et structurer les données.

Crédits

Facilitation et recherche UX
Jean-Sébastien Daigle
Client
SOQUIJ